Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.
Elle, De Françoise Delbecq, Version surréaliste de "Welcome", "Le Havre" harponne le spectateur par ses dialogues concis, la naïveté des sentiments, un sens évident de l'absurde (...).
Le Journal du Dimanche, De Danielle Attali, Cette comédie humaine au style très prononcé est à la fois décalée, drôle, tragique, humaniste. Le cinéaste, fidèle à lui-même, est là où on l'attend. Bien que sans surprise, il signe un long-métrage très touchant. Marianne, De Danièle Heymann, (...) fable aussi résolument utopique que délicieusement irréaliste, une merveille. Positif, De Pascal Binétruy Cet assemblage de réminiscences disparates pourraient transformer le film en patchwork. Elles se superposent au contraire comme les strates d'une mémoire cinéphilique qui enrichissent la trame narrative.
Cahiers du Cinéma, De Jean-Philippe Tessé, Sur un air d'accordéon et dans un fantasme fripé de réalisme poétique des années 30, Kaurismäki entonne la chanson de geste du bon peuple tel qu'on ne peut que le regretter, de l'autrefois bon comme du bon pain. (...) Quelle différence avec, mettons, "Amélie Poulain" ? Bien peu en somme. Sinon l'immunité d'auteur dont bénéficie Kaurismäki, qui lui permet de passer entre les gouttes.
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